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Dimanche 25 février 7 25 /02 /Fév 00:30
     Il fait sombre, les lumières de la ville reflètent la fine pluie tombant sur Gotdam city. Je pose ma camel sur le bord du cendrier encore fumant des cendres de mes précédents mégots, la fumée envahit le salon rendant l’atmosphère de la pièce encore plus opaque. J’ouvre la porte vitrée de mon balcon, le bruit de la cité m’envahit : les sirènes de police, le cri de la victime en train de se faire violer, les crissements de pneus des runs de voiture. Je m’apprêtais à rentrer dans ce cercle que certains qualifient de déviant en y apportant ma contribution. Je remercie ma femme d’avoir trouvé cet appartement au 36e étage avec ce qu’elle appel un « balcon » mais qui en fait est une terrasse de 20 mètre carré parsemée de plantes vertes ici et là. La vue est superbe mais pas assez pour apprécier toute la cruauté de la ville, de ma ville. Je rentre ferme la porte de la terrasse, traverse tout l’appartement. La fumée de ma cigarette c’est installée se préparant a être ma seule compagnie. J’enfile mon manteau ferme l’appartement prend l’ascenseur et me retrouve nez à nez de Madame Bryant. Elle commence a me faire la lecon sur ce que deviens le monde, je regarde les étages : encore 30 et encore 29 avec elle. Je coupe court à sa morale en lui expliquant que ses rides n’étaient pas de sagesse mais de vieillesse, elle compris : son avis je’n’en’avais rien à foutre. Arrivée au 65e,  Madame Bryant sort, n’ose plus me regarder, moi le petit homme sans histoire du 36e venait de commencer son amorce dans ce que mon psychiatre appelle l’affirmation de ma personnalité intérieur. Ça y est  le 66e étage me tend les bras. Satan est avec moi et je peux vous dire que la prune que je vais coller dans quelques instants aura tout de satanique.
Cette pluie, cette satanée pluie ruisselant sur mon manteau de cuir et m’arrosant le visage. De loin on a l’impression que je pleure de près aussi, ce que je vais faire est moche. Je vais tuer ma femme : mon premier meurtre, ma première femme …..
Le souvenir de ma clope, m’attendant tranquillement m’aide, je m’allonge sur le bord du toit de l’immeuble, pense à la fumée rentrant dans mes bronches, et sort mon fusil à lunette. Le vendeur me l’a affirmé «  pour un débutant c’est la meilleure arme qu’il soit », la meilleure, ça me va, pour ce qui est du débutant hormis mais années dans l’armée on peut considérer que j’en étai un. La vue est dégagée, je pose mon œil en face de la lunette, ça y est je vois la BMW de bonnie sortir de la 88ème , elle a finit sa journée un peu plus tôt que d’habitude, une surprise pour moi ? la surprise c’est moi qui vais lui faire et je peux vous dire qu’elle va l’aimer : une expédition direct sans préavis pour le paradis. Sa BMW est aussi rouge que le sang que je vais lui faire déverser de tel sorte que même les policiers ne pourront pas dissocier le sang de la carrosserie. Si mes calculs sont bons avant que la police n’arrive la pluie aura eu le temps d’effacer tout son sang, ca ne change rien ne dirais vous ? si j’aime les villes propres et veut que les policiers ne ce fassent pas engueuler par leur ménagère pour avoir sali leur fringue.
Le coup part alors qu’elle était à l’angle de la 65e et la 33e, je viens de repeindre son sourire colgate en rouge qu’elle affichait au volant. Le bruit de la ville me revient, mais cette fois je n’entends plus que l’accident causé par ma faute, le son des voitures se rentrant les unes dans les autres, les hurlements des grands mères qui promènent leur petite fille. Les sirènes ne devraient plus tarder et moi non plus.
Je retourne dans l’ascenseur, plus de Madame Bryant juste moi devant la glace le visage trempé par la pluie et les larmes.Je ne me pose pas de question quand l’ascenseur ouvre ses portes à mon étage, je rentre chez moi jette mon manteau et m’assoie dans le canapé, j’ai été trop lent la cigarette ne m’as pas attendu, il va falloir que j’en rallume une autre. Je la sors du paquet l’amène jusqu'à ma bouche et l’allume, la flamme vacillante de l’allumette éclaire instant le salon.C’est sur un fond de John Coltrane et Duke Ellington que je savoure ma dernière cigarette de la tranquillité. Le bruit cette fois de la cigarette se consumant a chacune de mes inspirations me remplis d’un sentiment difficile à expliquer.
La dernière latte tirée tout va très vite, John Coltrane enchaîne les triples croches avec son sax soprano quant à moi je le laisse finir seul, part en dévalant les 1456 marches qui me sépare de la vie. Le petit gars du 36e rentre dans le cercle et compte allé au centre.
Je traverse le hall de l’immeuble quelques camés sont défoncés leur seringue dans la main déjà vidée. Le produit, à voir leur tête, les rend plus malheureux qu’autre chose. Ils le savent, qu’ils sont dépendants et que désormais ils subissent ce qui avait été un désir. J’y repère bob à moitié endormie en train d’amener l’aiguille sur la veine de son bras, je m’avance calmement vers lui, lui fout une praline et écrase sa seringue. Bob était mon meilleur ami avant que l’héroïne ne me remplace.Une fois sortie la rue s’ouvre à moi et bon sang, je m’aperçois qu’elle est bien plus cruelle que ce que je pouvais voir de mon appartement. Juste en face de moi de l’autre coté de la rue se trouve Monsieur Gips. Il était mon prof de philosophie appliquée à la religion en fac, son CV est plus long qu’un rouleau de papier toilette neuf déroulé et pourtant la société c’est essuyé avec. Son nouveau passe temps consiste à ramasser avec une petite pince les mégots des cigarettes qui jonchent la rue, à les déverser dans un gobelet King size de MC Donald et les ramener à la municipalité. Un dollar le gobelet ! ils se font pas chier à la mairie. Lorsqu’il arrivait dans l’amphithéâtre son mètre quatre vingt, son ventre bien bombé en imposé, il représentait le symbole idéale, le bwana noir qui finit professeur et enseigne à des blancs, aujourd’hui il est toujours le symbole mais de cette fois celui de la transformation de la société ou les sages sont taches et les pourris au pouvoir. A chaque fois qu’il ramassait un mégot il embrassait le sol et quelqu’un s’en amusait, celui-là je le retrouverais. Cette ville est devenue tellement pourrie que seules les putes y sont encore honnêtes, dès le début elle te dise qu’elles feront semblant de t’aimer si tu les paye, et crois moi plus le billet est gros plus elle demande à aimer ! Je déambule dans la ville, lève la tête de temps en temps pour voir la lune mais rien à faire c’est toujours couvert et la pluie, cette pluie qui continue d’arroser la ville, rendant les rues luisante sombres et pas très accueillante. Au détour d’une ruelle derrière une poubelle j’entends les habituels cris d’agression. Cette fois je ne sais pas pourquoi je décide d’aller voir, m’avance vers le lieu du crime et entrevoit derrière la poubelle deux gamins de 10 ans en train de s’enfuir en courant. J’hésite à aller voir le corps de ce gars qui vient de se faire passer à tabac ça doit pas être beau à voir et je veux pas m’attirer de problème. Ici à gotdam City, que tu sois innocent ou coupable si t’es trouvé sur les lieux du crime par la police tu pars en prison. Je ne risque plus rien, je me sens invincible, je vais donc voir ce pauvre type, je contourne la poubelle et trébuche sur le corps. Je tombe par terre, je suis trempé, merde ce mec aura réussie à m’énerver et m’ôter la charité. Je décide de repartir quand mes yeux s’arrêtent sur un détail, quelques mètres plus loin un verre mc Donald et des mégots partout autour, ma tête se retourne et c’était bien lui monsieur Gips, une rivière de sang coulait le long de son corps, je vide ses poches : rien d’intéressant, ses fringues étaient trop large pour moi je n’avais rien à tirer de lui. Réflexe dans cette cité ou toute mort doit servir aux vivants. La fureur monte en moi, je l’aimais cet homme, mon poing s’écrase plusieurs fois contre le mur et le sang qui en découle va rejoindre celui de Gips. C’est alors que je vois son index pointer le gobelet, je vais le ramasser regarde au fond et y vois une adresse, le 245 main street,, je connais l’endroit, plutôt chic d’ailleurs qu’est ce que l’homme avait comme relation avec cette adresse ?
C’était décidé j’allai m’improviser évangéliste, raconter l’histoire à tout ceux qui pourrait m’aider et quand je trouverai celui qui à ordonné a ces deux gosses de le tuer il aura droit à un sermon façon King cole. King cole c’est moi et un sermon à ma facon c’est un sermon dont on va partager les conclusions directement avec saint pierre devant les portes du paradis.
Fallait que je commence par faire confesser le propriétaire du 245 main street, le club de jazz le plus apprécié des plus riches, c’est comme d’habitude ceux qui ont le plus de moyen qui ne savent pas savourer cette musique à leur juste valeur.
Sur le chemin un petit voyou vole le sac d’une grand mère tout le monde l’a vu faire, moi aussi tout le monde le laisse faire, moi aussi. J’arrive devant l’entrée du club, le videur me refoule c’est vrai qu’avec mes habits trempés de la tête au pied pas grand monde me laisserait rentrer. Pourtant c’est pas le jour pour me refouler j’attrape le videur par l’arrière du crane, ma main englobe meme sa nuque, j’écrase sa face contre le mur, ses dents sont resté accroché. Tout c’est passé dans le rythme, les craquements des vertèbres de sa nuque ont fait les contre temps dans le solo de saxophone de  Lee Konitz qui officiait à l’intérieur. Je rentre, évidemment tout le monde se retourne effaré, il est vrai que saper comme je le suis les bourgeoises ne voudront pas danser avec moi, de toute facon elles savent pas danser.  Le club était lumineux, rien à voir avec l’extérieur, la décoration de bon goût et la musique irréprochable, mais ca puait le fric et comment mon prof de philo devenu clochard pouvait avoir cette adresse au fond de son outil de travail, cette question me turlupinait dès l’entrée dans cette salle. J’en oubliais tout les regards se portant sur moi. Ce ne sont pas les accords du piano qui vont me sortir de cette transe mais les sirènes de police, ils ont trouver la même chose que moi et autant dire que dans cet environnement je suis le coupable idéal. Je monte à l’étage et prend la porte des toilettes.Un homme d’un gabarit similaire au mien urine, m’entendant entré il me salut, c’est magnifique d’être tellement riche et de pouvoir saluer les gens tout en pissant. Il m’explique qu’après quelques bières se vidait ca fait du bien, et part dans une explication sur les effets de la bière au niveau de nos envies urinaires. Très philosophique tout ca je comprends mieux ce que monsieur Gips venait faire ici. Ca y est les policiers viennent de rentrer plus le temps de discuter, au moment ou il me dis qu’il a fini je lui explique que non mais que c’est plus de la pisse qui va sortir de son corps. Un enchaînement d’école : direct du droit, crochet gauche et uppercut sous le menton, le pauvre n’a rien vu venir. Je lui enlève son costume et ses chaussures, généreux je lui laisse les miennes.je l’enferme et repars en espérant rentrer tranquillement chez moi, trop de chose se sont passées ce soir .
Par rémi - Publié dans : textes
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Samedi 2 septembre 6 02 /09 /Sep 15:12
Je regarde le ciel et je pense à toi,
Imagine ton visage et commence à sourire.
Les nuages prennent ta fome,
et remplissent mon esprit de ton image.
L'amour est éternel car il vient du ciel,
pas d'enfer, pas de paradis après la vie,
juste une trace dans ma mémoire te redonnant vie.
Pourquoi attendre la mort pour dire que l'on s'aime
et semer la sève de notre amour dans la terre,
attendant comme jack qu'il monte vers le jardn d'Eden.
La personne qui me fait pleurer, demain sera celle que j'aimerai
mais pas de larmes, de trames, de traces
d'un premier coup de foudre qui m'électrifie.
Je suis pas un paratonerre, j'ai pas les pieds sur terre.
J'y crois encore, l'espoir vaut de l'or.
Amour d'un jour, amour toujours,
un jour on désirera mon corps dont le pourtour
révèle l'âme d'un bête âne.
Amour impossble, toujours susceptible
à ma raison de l'ignorer, à ma raison de l'effacer.
Seulement capable de l'écrire jamais de le dire,
je l'ai vexé il ne veut pas revenir.
Je le dis trop tôt, l'assume trop tard,
et n'apprécie pas cette vision de couard.
M'a délaissé et ne reviendra que quand j'aurais effacé mon problème,
de savoir dire je t'aime.
Par rémi - Publié dans : textes
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Samedi 2 septembre 6 02 /09 /Sep 14:53
Ecoute mon petit ange,
je ne comprends pas.
Ce serait si facile,
de choisir un autre homme.
Allez fous moi la paix,
si je te donne un dernier baiser.
Tu es trop folle de moi,
si tu continues ce sera moi la folle !

Je ne supporte plus,
de te voir le coeur brisé.
Cela fait si longtemps.
Je suis un casanova,
la poupée des temps modernes,
l'intérim des coeurs en berne.
Tu es trop folle pour moi,
si tu continues ce sera moi la folle.

Je vais t'envoyer le diner,
en plein dans la figure.
Les papiers du divorce,
sont là sur la commode.
Je ne peut plus continuer comme ca,
avec une femme étouffante comme un boa.
Rends moi ma liberté,
et peut être j' t'appelerai après.
Steplait évite les conversations,
rappel toi tout ce que je t'ai dis.
Le mariage est une erreur,
ou toi t'es mon erreur.

Voilà ce que je te dirai,
quand tu rentreras.
Si j'en ai le courage,
si je n'ai pas peur.
Je prendrai la rouste de ma vie,
et je saurai pourquoi.
Je suis ton objet ,
et je dois m'y faire bébé.

Ce soir je vais préparer le diner,
pour toi comme tous les jours je le fais.
Ma rébellion n'est pas loin,
mais je suis trop lâche.
Mes copain se  foutent de moi,
ils ont raison je suis un con.
Si on s'aime tous les deux,
c'est surtout parceque tu m'effraies.
Je suis un homme au foyer,
qui a perdu sa virilité.

Tu me rends fou, mais en tout cas pas de toi.
Tu me rends fou, mais c'est sur ca : pas de toi.
tu me rends fou, pourquoi ne pars tu pas ?
Par rémi - Publié dans : textes
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